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Accueil » Blog » Visite des Grandes serres du Jardin des Plantes à Paris

Visite des Grandes serres du Jardin des Plantes à Paris

par Xavier
Publié : Dernière mise à jour le

Aujourd’hui, je vous propose de vous emmener à Paris, dans les Grandes serres du Jardin des Plantes, et plus précisément dans l’une d’entre elle : la serre des déserts et milieux arides. On y trouve des cactus mais aussi tout un tas de plantes résistantes aux climats secs et arides.

Les grandes serres du Jardin des plantes sont situées dans le 5ème arrondissement de Paris et ont été construites entre 1836 et 2010 dans le Jardin des plantes. Elles font partie du Muséum national d’histoire naturelle et se composent de 5 très jolies serres de style art déco, dont 4 sont ouvertes au public.

J’évoquerai brièvement les 3 premières avant de m’attarder un peu plus sur la dernière : la serre des déserts et milieux arides, puisque c’est celle qui contient le plus de cactus et plantes succulentes.

Serre des forêts tropicales humides

C’est la plus grande des serres avec 750 m² de surface. Son climat y est chaud et humide (22°C), elle abrite de nombreuses plantes tropicales dont certaines sont très largement cultivées chez nous dans nos intérieurs (souvent à tort, puisque peu adaptés à leurs besoins) : ficus, palmiers, cocotiers, fougères, bananiers, orchidées, philodendron, monstera, etc.

C’est une très jolie serre qui comprend un ruisseau et une grotte artificielle pour plonger le visiteur dans une véritable forêt tropicale !

A noter que l’on peut y trouver quelques cactus épiphytes, j’ai notamment pu repérer des Rhipsalis et Epiphyllum.

Serre de Nouvelle-Calédonie

Il s’agit d’une petite serre pédagogique, puisqu’elle est consacrée à la flore de la Nouvelle-Calédonie (dont 76 % des espèces n’existent nulle part ailleurs !). On y met en avant les enjeux de la biodiversité, l’écologie et la fragilité des écosystèmes par le biais de quelques explications. Cette serre (tout comme la suivante) est assez technique et pas forcément simple à appréhender. Pour un visiteur lambda, découvrir les espèces de Nouvelle-Calédonie à travers 5 espaces différents (forêt humide, forêt sèche, maquis minier, savane et mangrove) reste néanmoins intéressant et instructif.

Serre de l’histoire des plantes

C’est une serre proche de la serre de Nouvelle-Calédonie dans ses fonctions et rôles. En plus de présenter des végétaux de Nouvelle-Calédonie, certaines espèces endémiques d’Océanie y sont cultivées. La serre permet également de comparer des plantes fossiles avec des espèces actuelles appartenant aux mêmes ordres (assez technique).

Serre des déserts et milieux arides

C’est une petite serre étroite qui longe la grande serre des forêts tropicales humides. Elle se divise en petites scènes végétales, que l’on découvre de manière linéaire au fil de la visite. Ainsi, les différentes plantes sont regroupées en fonction de leur type d’adaptation à ce milieu, c’est-à-dire à la manière qu’elles ont de résister au manque d’eau.

Les cactus, succulentes et autres plantes sont mélangés et il n’y a pas de logique de forme anatomique, d’origine géographique ou encore de taxonomie. Ici, l’accent est mis sur les mécanismes qu’ont les plantes, quelles qu’elles soient, pour survivre dans les milieux arides. C’est l’angle de la visite !

Evidemment, si l’une des plantes est présentée dans un groupe, cela ne veut pas dire qu’elle n’aurait pas pu figurer dans un autre : dans bien des cas, plusieurs processus sont utilisés par les plantes pour survivre. Dans un souci de clarté, le musée a fait le choix de simplifier les choses au maximum et ce parti pris est une bonne chose pour les visiteurs !

Les 5 scènes à découvrir sont les suivantes :

  1. Rechercher l’eau ;
  2. Economiser l’eau ;
  3. Stocker l’eau ;
  4. Echapper à l’aridité ;
  5. Réduire le cycle de vie.

En fin d’article, vous retrouverez des photos d’une partie des sujets pris individuellement (pour la plupart, des cactus et euphorbes). Ci-dessous, des photos globales de la serre des déserts et milieux arides.

Rechercher l’eau

Les plantes présentées possèdent d’énormes racines, parfois de plusieurs mètres de longueur, qui sont capables d’aller chercher de l’eau très profondément dans le sol : acacias, jujubiers, tamaris…

Aussi, pour certaines espèces, l’eau est captée en surface par les tiges ou les feuilles. Comme je le disais précédemment, plusieurs systèmes de recherche d’eau peuvent être utilisés… et le sont très souvent !

Economiser l’eau

C’est dans cette partie que l’on trouve le plus de cactus et de plantes succulentes, puisque l’accent est mis sur la manière d’économiser l’eau : réduction de la surface des feuilles (qui ont même disparues chez les cactus) et formes moins volumineuses (cactus sphériques qui poussent près du sol), entre autres !

On y retrouve de nombreux Alluaudia (procera, ascendens, montagnacii, humbertii), des cactus sphériques (Mammillaria klissingiana, Mammillaria sartorii, Mammillaria spinosissima), cactus colonnaires (Espostoa lanata, Cephalocereus senilis, Cleistocactus strausii) ou cactus rampants (Oreocereus doelzianus, Cleistocactus samaipatanus), ainsi que des succulentes à feuilles (Kalanchoe daigremontiana, Kalanchoe synsepala, Kalanchoe beharensis, Tradescantia pallida) ou à caudex (Pachypodium), des Stapelia (Stapelia schinzii, Stapelia gigantea), des Agaves (Agave parrasana, Agave toumeyana), des Ephedra, etc.

Stocker l’eau

Le parcours est bien fait, puisque si les cactus ont développé des stratégies pour économiser l’eau, ils ont aussi la capacité de stocker cette eau. De ce fait, la troisième scène présente de nombreux cactus (des Opuntia, cactus raquettes), mais aussi d’autres succulentes (beaucoup d’euphorbes), puisque tous les végétaux mis en scène ont la capacité de se gorger d’eau pour se prémunir des longues périodes de sécheresse !

En plus des cactus de toutes formes, on retrouve des Crassulacées (avec des Crassula), Asclépiadacées (avec d’autres Stapelia), des plantes-cailloux (Lithops) et d’autres Aizoacées.

Echapper à l’aridité

Ici, la stratégie principale est d’échapper le plus possible à l’aridité. Pour ce faire, les plantes présentées, beaucoup d’Aizoacées (Pleiospilos, Lithops), poussent dans des endroits moins exposés au soleil (fissures, fossés, etc.), à l’abri du vent ou qui ont peu de surfaces au-dessus de la terre (c’est le cas des lithops, très enterrées).

Réduire le cycle de vie

Enfin, la dernière scène présente des végétaux au cycle de vie très court (poussent et produisent des graines en quelques semaines ou quelques jours seulement) ou qui se développent uniquement dès que le moment est opportun (après les pluies) !

Conclusion et avis personnel

Les Grandes serres du Jardin des plantes sont à visiter si vous êtes à Paris et que vous aimez les plantes en général et les cactus. Le nombre de sujets n’est pas impressionnant dans la serre des déserts et milieux arides, les espèces ne sont pas forcément « rares » et les explications sont peut-être un peu légères… Néanmoins, j’ai beaucoup aimé l’approche très pédagogique et la manière ludique dont ont été classées les plantes, ainsi que le parcours qui a été construit autour de celles-ci pour les découvrir différemment. En plus, l’architecture des serres est sublime ! Les autres serres sont aussi intéressantes, avec une mentions spéciale à la sublime serre des forêts tropicales humides.

Photos de la serre des déserts et milieux arides

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