Cochenilles et cactus

Les cochenilles sont des insectes parasites qui s’attaquent à de nombreux végétaux d’intérieur et d’extérieur, dont les cactus et plantes grasses. Ces bêtes font partie des causes fréquentes de maladies chez les cactus : elles sont coriaces, se multiplient en un temps record et peuvent donc être destructrices sur ces plantes pourtant considérées comme résistantes. En effet, les cochenilles se nourrissent de la sève des plantes, les asséchant et les décolorant !

Il existe plus de 7000 espèces de cochenilles, certaines d’entre elles sont même utilisées pour produire des colorants dans l’alimentaire, le textile et la cosmétique (le « carmin cochenille »). Deux espèces de cochenilles s’attaquent aux cactus et plantes : les cochenilles farineuses et les cochenilles à bouclier.

Origine et apparition des cochenilles

Comme pour de nombreux insectes parasites, certains milieux favorisent l’apparition des cochenilles : les milieux confinés, chauds et humides sont les terrains les plus propices. Ainsi, les cochenilles seront très courantes chez certaines plantes grasses (par exemple) qui demandent des arrosages par pulvérisation.

Elles peuvent ainsi apparaître toute l’année pour les plantes en intérieur, pensez donc à aérer et à faire circuler l’air. Cependant, rien ne les évitera réellement. En extérieur, il est plus probable de subir des attaques de cochenilles en au printemps et en automne, elles peuvent avoir été transportées par le vent, les oiseaux ou insectes.

Il est aussi courant de faire rentrer les cochenilles dans une collection à cause d’une nouvelle plante achetée déjà infestée. Pour éviter ces soucis et éviter une propagation potentielle des cochenilles, vous pourriez par exemple avoir le réflexe d’isoler toutes nouvelles plantes pendant quelques temps avant de les faire rejoindre votre collection.

Cochenilles : description et conséquences sur les plantes

Comme nous le disions, chez les cactus et plantes grasses, il existe 2 principales espèces de cochenilles : les cochenilles farineuses, aussi appelées cochenilles blanchâtres, et les cochenilles à bouclier, de couleur marron à brun. Elles apprécient particulièrement les variétés Opuntia, Cereus, Astrophytum, Mammillaria, Ferocactus et Echinocereus.

Il est parfois délicat de les repérer puisqu’elles ne ressemblent pas forcément aux insectes « classiques » : elles n’ont pas d’antennes, d’ailes, ni même de pattes visibles. Parfois, on les prend donc pour des petites bosses ou des imperfections de la plantes, comme sur certains exemples ci-desous.

Qu’il s’agisse des cochenilles farineuses ou à bouclier, il est préférable de les repérer au plus vite pour limiter les dégâts, puisque leur multiplication est spectaculaire et fulgurante.

Les cochenilles ont d’abord comme conséquence d’arrêter la croissance des cactus, de les décolorer et les dessécher. Si rien n’est fait pour les traiter, vos cactus pourraient aussi développer une maladie cryptogamique, la fumagine, qui les feraient pourrir (dans le cas des cochenilles à bouclier).

Cochenilles farineuses

Cochenilles farineuses
Cochenilles farineuses

Les cochenilles farineuses (ou encore cochenilles blanches, les Pseudicoccus citriculus) sont de couleur blanche, de forme ovale et mesurent entre 5 et 6 millimètres de long.

Elles se repèrent facilement puisqu’elles sont mobiles et forment des petits amas blancs farineux, cotonneux, sur les plantes.

Elles pullulent dans des endroits parfois peu accessibles des cactus tels que dans les plis ou près des aréoles. Ces cochenilles sont plutôt attirées par les jeunes pousses ou les extrémités des cactus. A noter que si des insectes s’attaquent aux racines, il s’agit surement des cousins des cochenilles : les poux des racines.

Cochenilles à bouclier

Cochenilels à bouclier
Cochenilles à bouclier

Les cochenilles à bouclier sont aussi appelées cochenilles à carapace, à coque ou encore kermès. Elles sont de couleur marron à brun, elles mesurent de 2,5 à 4 millimètres et ont une carapace.

Au contraire des cochenilles farineuses, les cochenilles à boucliers sont immobiles, ce qui est peut-être plus fourbe encore car elles peuvent plus facilement encore être prises pour de la poussière ou des gouttelettes par exemple. Leurs boucliers sont également des inconvénients dans le traitement puisqu’ils remplissent parfaitement leur rôle protecteur !

Cochenilles et cactus : traitements

Si vous repérez des cochenilles sur vos cactus d’intérieur (en pot), le premier réflexe est de les isoler du reste de vos plantes, autrement, les insectes se propageraient.

Cependant, sachez qu’en cas de grave infestation, vous n’aurez peut-être pas d’autres choix que de couper les branches infestées (comme si vous bouturiez) avant de les brûler.




Cochenilles : traitement naturel à base d’eau / huile / alcool et de savon noir

Les cochenilles ont comme prédateurs naturels certains insectes telles que l’espèce de coccinelles « Cryptolaemus montrouzieri », les chrysopes, syrphes, ou encore divers hyménoptères. Si les professionnels peuvent les introduire dans leurs cultures infestées, c’est plus compliqué pour les amateurs, c’est même difficilement réalisable.

Ainsi, il faudra nettoyer vos plantes à l’aide d’un pinceau, d’un pulvérisateur ou même d’un coton-tiges ou d’une brosse à dents.

Voici un traitement naturel contre les cochenilles :

  • Un litre d’eau ;
  • Une cuillère à café d’alcool à brûler (ou ménager, c’est la même chose) ;
  • Une cuillère à café d’huile végétale (bio) ou huile insecticide (bio) que vous trouverez en jardinnerie ;
  • Une cuillère à café de savoir noir liquide (Amazon ou toutes autres boutiques).

L’alcool sert de répulsif, l’huile sert à l’adhésion sur la plante tandis que le savon noir engloutira l’insecte qui mourra par étouffement.

Attention au dosage pour ne pas risquer d’abîmer la plante. Aussi, il arrive que certains remplacent l’alcool par le vinaigre blanc, cependant, son efficacité serait moindre.

Après le premier traitement, répétez l’opération dans la demi-heure qui suit, puis une fois par semaine (tous les 4 jours si l’infestation est importante) jusqu’à ce que les cochenilles disparaissent.

Cochenilles : les produits à pulvériser ou à dissoudre dans l’eau d’arrosage (systémiques)

Même si les traitements naturels sont parfois préférables pour des raisons économiques et écologiques, ils ne sont pas forcément adaptés à certains cas de figure (si l’infestation est trop importante) ou à certaines espèces (de plantes grasses surtout – puisqu’ils feraient disparaître la couche superficielle qui les protège des maladies, du soleil et de la sécheresse).

Ainsi, vous trouverez dans le commerce des produits de types « anti-cochenilles » ou « anti-pucerons ».

Il existe deux types de produits : les produits à pulvériser sur la plantes et les produits à dissoudre dans l’eau d’arrosage. Les premiers s’utilisent toute l’année mais principalement en hiver et à la fin de l’automne, durant la période de repos végétatif (pour éviter d’atteindre les fleurs), tandis que les seconds, que l’on appelle produits systémiques, sont préférables au printemps, en été et au début de l’automne, durant la période de végétation.




Les produits anti-cochenilles à pulvériser

En jardinerie ou sur Internet (sur Amazon par exemple), vous pourrez trouver des produits anti-cochenilles à utiliser en pulvérisateur sur la plante. Ils sont surtout intéressants en cas de forte infestation, ils permettent de détruire plus rapidement les cochenilles et leurs larves.

Ils sont à utiliser avec une grande précaution, en lisant attentivement les étiquettes et à employer à l’extérieur, loin des animaux et en se protégeant les yeux et les mains.

Préférez utiliser ces produits durant le repos végétatif (fin de l’automne et en hiver), surtout si vos plantes fleurissent.

Les produits systémiques, à diluer dans l’eau d’arrosage

Les produits systémiques s’ajoutent à l’eau d’arrosage, ils seront absorbés par les plantes, puis diffusés par la sève.

Ces produits s’utilisent durant la période de végétation uniquement (mars à octobre), puisque pendant le repos hivernale, la sève des plantes ne circulera plus, les produits ne pourront donc pas se diffuser.

A noter que de nombreux produits systémiques sont désormais interdits à la vente en Europe (le plus connu, Confidor) puisqu’ils contenaient des substances toxiques pour les abeilles.

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